“Ces psys qui utilisent Chat GPT” : Nouveau « sparring-partner » du cabinet libéral ?

L'essentiel en bref

  • Loin des caricatures, les langues se délient et de plus en plus de psychologues déclarent utiliser l’IA générative.
  • Tout en assurant garder le contrôle, ils voient en Chat GPT un partenaire de réflexion pour stimuler la créativité clinique et rompre la solitude inhérente à l’exercice libéral.
  • Pour le médecin généraliste, comprendre cet usage permet de mieux appréhender l’évolution des pratiques, tout en restant vigilant sur la sécurisation des données.

Le sujet a émergé lors de la journée spéciale « Santé Mentale » sur France Inter en septembre dernier. Au-delà des débats éthiques, une réalité de terrain est apparue : de nombreux psychologues et psychiatres ont commencé à intégrer l’IA dans leur pratique. Ce qu’ils trouvent dans ces outils, c’est un moyen de lutter contre l’isolement du cabinet et de relancer la machine à penser quand elle s’enraye.

Un remède à la solitude en pratique libérale

Nous connaissons bien ce moment en médecine générale : tard le soir, face à un dossier complexe, on aimerait pouvoir « brainstormer » cinq minutes avec un confrère. Pour le « psy » libéral, cette solitude est aussi le quotidien. L’IA générative vient occuper cet espace vide. Ainsi, certains l’utilisent aujourd’hui régulièrement comme un miroir réflexif. Ils l’utilisent pour penser à côté. L’outil permet de jeter des idées en vrac, de tester des formulations, de sortir de ses propres ornières cognitives. C’est un dialogue avec une machine qui ne juge pas, mais qui renvoie inlassablement des propositions.

Le "Sparring-partner" de la créativité clinique

C’est là que l’usage devient pertinent pour le soin. Face à une situation bloquée, l’IA devient un stimulateur de créativité. Concrètement ? Un praticien peut prompter : « Je cherche une image ou une métaphore pour expliquer le concept de ‘loyauté familiale invisible’ à un patient très visuel. » L’IA va proposer dix idées. Neuf seront peut-être médiocres, mais la dixième déclenchera une étincelle chez le thérapeute, qui la reprendra, la polira et l’adaptera à son patient. L’IA n’a pas fait le soin, elle a fourni la matière première pour relancer la dynamique thérapeutique. C’est là un générateur d’idées souvent très pertinentes quand la technologie est bien aiguillée.

Et pour nous, médecins généralistes ?

Cette évolution chez nos confrères peut aussi par ailleurs témoigner d’une volonté de ne pas rester figé dans des routines. Un thérapeute qui utilise un « partenaire de réflexion » numérique est un thérapeute actif, qui cherche des solutions pour ses patients.

Conclusion

L’IA ne remplacera jamais la supervision humaine, indispensable pour travailler sur le transfert et l’émotion. Mais comme partenaire intellectuel, elle peut offrir au clinicien une oxygénation bienvenue. Si cela permet à nos patients de bénéficier de thérapeutes plus inspirés et moins isolés… L’avenir nous le dira.

La Question entre confrères

Et vous, vous arrive-t’il de converser avec des IA génératives pour élargir vos pistes sur des cas complexes ?

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